Focus sur le cimetière de Lachapelle-Sous-Aubenas
Lachapelle-sous-Aubenas est une ville tranquille, esthétique et prisée du pourtour d’Aubenas. La ville de Lachapelle-sous-Aubenas correspond à la fin de l’extension périurbaine d’Aubenas, pour laquelle la place peut manquer, considérant la géographie des vallées. Le cimetière de Lachapelle-sous-Aubenas est le miroir parfait de cette situation : urbain et très récent.
Le cimetière comporte 270 tombes. C’est un cimetière minéral (allées asphaltées et peu de végétation), composé d’une dominante de tombes en granit. Les tombes anciennes à simple semelle y sont plus rares, celles en pierre de Ruoms presque absentes.

Un cimetière récent et à l’aspect soigné
Lachapelle-sous-Aubenas connaît une croissance démographique particulièrement forte pour la région, et cela se lit directement dans l'organisation de son cimetière. La commune n'est plus un simple petit village rural, mais une véritable petite ville paisible près d'Aubenas, qui attire massivement. La population est passée d'environ 1 500 habitants en 2013 à plus de 1 900 en 2026.
Cette hausse est principalement due à l'arrivée de nouveaux résidents, attirés par la proximité d'Aubenas et le cadre de vie. Cela provoque, on le comprend, une certaine forme d’importance des pratiques récentes en matière de conception de tombes. Certes moins que Saint-Étienne-de-Fontbellon, on observe au premier regard une forte majorité de tombes en granit.
Il s’y est assez développé, aussi, de nouveaux modes de sépulture : des zones dédiées au columbarium ou au jardin du souvenir, car la crémation est en forte progression dans les populations urbaines et périurbaines qui s'installent ici. Le cimetière est devenu un miroir de la commune. Il a dû pousser les murs pour accueillir une population qui a presque doublé en quarante ans.

Le nettoyage des tombes et cavurnes, Lachapelle-sous-Aubenas est particulière
Contrairement aux idées reçues, le granit ne se nettoie pas n'importe comment. À Lachapelle, avec la proximité de la très grande nature et des vastes pinèdes (Ailhon, Fons), le problème n'est pas l'usure, mais la biopellicule. Le plus gros du travail, c'est le brossage des interstices et des gravures. La surface plane du granit se nettoie avec aisance quand on est du métier, mais les lettres dorées ou creusées accumulent la mousse noire et le lichen ; le travail est nettement plus délicat.
Une tombe en granite se nettoie avec délicatesse et patience : tout à la main. Avec beaucoup d’eau, il faut brosser la surface, ensuite bien la savonner avec du savon noir ou du savon de Marseille, et en dernier lieu, sécher tout doucement, la peau de chamois étant idéale. Zéro Javel, c'est la règle d'or. La javel rend le granit poreux et il s'encrassera deux fois plus vite l'année suivante.
Dans un espace qui est globalement sous pression – à Lachapelle le foncier manque tout de même un peu – le nettoyage et le fleurissement sont très importants. La municipalité a érigé un nouveau cimetière, en extension, qui est un peu plus végétalisé.

Les cavurnes sont ces petits monuments de quelques 50 centimètres, destinés aux urnes funéraires. On en voit de plus en plus dans les extensions de cimetières comme ici. Une cavurne a une surface de pose très réduite. Les jardinières y sèchent à une vitesse fulgurante en été dans le sud de l'Ardèche.
En partenariat avec une fleuriste qui connaît bien ces thématiques (Creatys Flor Mellie à Joyeuse et Vals-Les-Bains), nous mettons en œuvre des plantes spécifiquement ultra résistantes : succulentes, dipladénias, skimmias, qui supportent le plein soleil du cimetière. Comme l'espace est petit, le nettoyage doit être millimétré. La moindre trace de calcaire ou de terre se voit tout de suite sur un petit monument.
Mais ce qui caractérise vraiment et avant tout Lachapelle, c’est l’aspect totalement propre, limpide, de la structure. Le cimetière a des allées bien ordonnées, un nombre extrêmement faible de tombes en état d’abandon. C’est chose logique, d’une part de par l’aspect récent nous l’avons dit, mais aussi par le fait que rien n’est laissé au hasard.
Dans une extension de population qui est telle, la mairie est obligée de gérer la place de manière pointilleuse. C’est pourquoi, plus qu’ailleurs – mais en tout cas sur le secteur d’Aubenas – l’aspect de nettoyage et de fleurissement de la tombe est aussi fondamental. Certes il existe quelques concessions à perpétuité, mais cela se compte sur les doigts de deux mains.
Certes nous ne menons pas de rénovations à Lachapelle-sous-Aubenas, essentiellement du nettoyage, mais tout peut arriver. En ce sens, nous avons établi un lien de confiance avec la mairie, qui connait notre service auprès de la population.